Alger, milieu des années soixante-dix. La ville blanche, enivrée de modes d’outre-mer, offre l’illusion d’une vie moderne, acquise au progrès universel. C’était le temps béni des cheveux longs, de l’Ecole encore performante, de la rue plus ou moins laïque, de la prospérité trompeuse qui étale une vie d’abondance… Le temps aussi où l’enthousiasme populaire, floué par les discours démagogiques d’une « Algérie révolutionnaire et invincible », applaudit un régime mystificateur et répressif ; le temps surtout où des luttes universitaires, entre mouvements estudiantins, sont orchestrées par ce même régime à dessein de combattre et d’étouffer toute expression de la culture berbère.
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L’association "Identité amazighe" a rendu public le 4 octobre 2008 un document qui apporte du nouveau dans le paysage politique amazigh. Intitulé "Pour un Etat qui tire son identité de la terre amazighe au Maroc", le document déplace, pour la première fois dans l’histoire du mouvement amazigh contemporain, la question de l’identité au niveau de la notion de l’Etat et du pouvoir politique en prônant une "réamazighation" (*1) de l’Etat.
Nous avons entretenu, à ce sujet, à Selouan au Nord de Tamazgha occidentale, Moha Boudhan, l’un des membres de cette association et directeur du mensuel amazigh Tawiza. Lire la suite …
Ce livre, Tamurt imazighen ou Le pays des hommes libres, raconte un pan de l’histoire de la guerre d’Algérie, mais aussi et surtout la place et le rôle d’un homme dans cette guerre : Ali Zamoum. Témoignage sincère et profond d’un combattant authentique de la première heure, il se veut aussi un devoir posthume envers un ami de longue date, Kateb Yacine, qui, de son vivant, exhortait sans cesse Ali Zamoum à écrire ses mémoires. L’hommage de ce dernier à l’écrivain disparu bien avant lui, est rendu, ici, par un effet d’évocation émouvant : au lieu de parler de son ami Yacine, à la troisième personne, et au passé, Ali Zamoum le fait participer au récit dans une complicité intime qui se joue de toute dimension irréelle. Tout au long des pages, Yacine, par la bouche du narrateur, questionne, intervient, nargue, jure… Ou tout simplement écoute. Lire la suite …
Le génie de la culture et les outils de sa transmission
L’analyse et la traduction s’imposent dès qu’il y a une œuvre ou une accumulation d’œuvres littéraires d’une certaine envergure, lesquelles, abandonnées dans le cercle primaire de leur aire de production, risqueraient d’être mal prises en charge par les générations montantes et d’être également à la marge de la production universelle qui impose non seulement des modèles de pensées, mais aussi des stéréotypes esthétiques. Ces derniers mettent à mal l’imaginaire et la culture d’autrui sous le seul motif de la force commerciale et industrielle. L’exception culturelle, telle qu’elle est clamée par certains pays européens pour faire valoir leur spécificités dans le frénétique processus de mondialisation, ne doit pas rester un vain mot. Lire la suite …

Qui mieux que Moh Cherbi, le principal parolier de Meksa, peut nous parler du chanteur, tragiquement disparu, il y a bientôt (le 30 octobre 1988) vingt et un ans!
C’est chez lui, dans le Val d’Oise, en région parisienne, que nous avons rencontré, pour l’occasion, le célèbre intellectuel berbérisant, dont le parcours est aussi riche que diversifié : écrivain, journaliste, conférencier, parolier et poète, Moh Cherbi est aussi enseignant. Lire la suite …
Journaliste de formation, Salem Zénia a dirigé les pages en Tamazight de l’ex hebdomadaire régional, Le Pays-Tamurt, de 1990 à 1995. A partir de 1998, il fonde son propre journal, Racines-Izuran, un autre hebdomadaire, basé à Tizi-Ouzou, dont il fut directeur de publication, jusqu’à la disparition de ce journal, vers l’année 2OO7. Lire la suite …
Idir Djouder, président de la radio Kabyle FM:
Travailleur acharné, esprit cultivé et communicatif, Idir Djouder fait partie de ces hommes de l’ombre dont, souvent, les actes sont plus connus que les noms.
Principal initiateur de la mémorable marche unitaire du 20 avril 2003, qui avait drainé près de 500 000 personnes, sur la place parisienne, son activité, pour la reconnaissance de la spécificité kabyle, en France, n’a d’égal que le credo qui le caractérise: Rassembler les kabyles français, dans une démarche de conscientisation pour une affirmation identitaire légitime, afin de s’imposer en tant qu’entité à part entière, dans le paysage socio-politique français. Lire la suite …